La place de l'islam à Tombouctou.
Le colloque.
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Présentation du colloque :
Un marabout de Tombouctou L’objectif du Colloque est de présenter la place de l’Islam dans la vie et la culture de Tombouctou. « L'avènement de l'Islam en Afrique saharienne et subsaharienne ouvrit une ère nouvelle d'activités intellectuelles, culturelles et économiques sans précédent dans l'histoire de l'Afrique En effet, du XVe au XIXe siècle, grâce à la langue et à l'alphabet arabes, les africains vont s'adonner à l'étude du Coran et des sciences islamiques et à transcrire leur vision et leur conception du monde visible et invisible à travers la prose et la poésie, non seulement en arabe mais également dans les langues africaines comme le soninké, le berbère, le sonraï, le maure, le peul et le haussa. Les documents ou manuscrits laissés par ces hommes témoignent de la gloire des temps anciens et constituent un repère sérieux pour la science et le savoir tant par leur diversité que par leur nombre. La présence de l'Islam au Soudan occidental est étroitement liée au commerce transsaharien et remonte au moins au VIIIe siècle. Ghana, dans l'oeuvre des géographes arabes, apparaît comme le pays de la provenance de l'or dont l’empire musulman du temps de Calife Umayyade Addel Malick (685-705) avait besoin à cause de l'introduction du bimétallisme dans leur système monétaire. Ainsi, les commerçants arabes et berbères vont peu à peu introduire au Sahara et à sa lisière sud la religion musulmane dont la pratique ne pose aucun problème jusqu'aux campagnes Almoravides (Al Murabitun) qui n'étaient d'ailleurs pas dépourvues de préoccupations économiques (contrôle des mines de sel de Teghazza). Ainsi, les villes et les cités situées sur les routes du sel et de l'or vont constituer à partir du XVe siècle des centres de rayonnement de la culture arabo-islamique. Et ce phénomène continua jusqu'à l'avènement de la colonisation européenne dans cette partie de l'Afrique au XIXe siècle. Du XVe au XVIe siècles, les centres de Tombouctou et de Djenné étaient parmi les grands centres de rayonnement culturel dans le monde musulman. Les célèbres tarikhs de Tombouctou (Tarikh El fettach et Tarikh El Soudan) témoignent de l'existence au Soudan d'une élite intellectuelle dans les principales villes du Sahara et du Sahel composée de marabouts, de cadis, de poètes panégyristes du Prophète, d'écrivains publics et du passage d'éminents voyageurs arabes et espagnols dans ces villes et de leur contribution à différents niveaux de 'l'activité intellectuelle et sociale. De nombreux savants ont fait la fierté de ces temps comme Ahmed Baba al Tinboucti (1556-1627), Mohamed Bagayoko (1523-1694), Es Sadi, Mahamoud Al Kati, etc. Et à côté de ces maîtres de nombreux étudiants en fin d'étude ont laissé d'importants documents sur les sujets qui les ont occupés pendant leurs études. En effet à Tombouctou on étudiait toutes les disciplines de la science islamique : tradition prophétique ou sunna, le dogme ou tahwud, la jurisprudence ou fiqh et la mystique ou tassaouf ; mais aussi des sciences comme : la grammaire ou nahu, la prosodie ou aroud, la stylistique ou bayan, la logique ou nantiq, la dialectique ou mutakallim, les mathématiques ou Aljabr et enfin l'astronomie ou altanjim. Gao sous les Askia, Kano et Katsena, Boutelimit, Touba, Nioro et beaucoup d'autres cités vont jouer jusqu'au XXe siècle les mêmes rôles que Tombouctou et Djenné aux XVe et XVIIe siècles.
En outre selon le site http://www.histoire-afrique.org/article164.html?artsuite=5) la ville de Tombouctou, sous la dynastie Askia, notamment à l’ère d’Askia Mohamed et de son fils Askia Dawud, était un pôle de la culture islamique de premier plan dans le Soudan Occidental. Durant cette période, l’architecture de la ville s’est nettement améliorée avec la construction de mosquées, des instituts, des Kuttâb et des medersas [2] A Tombouctou, les savants bénéficiaient d’un statut particulier dans la société soudanaise, puisque les rois et les sultans Songhay ont pris l’habitude de décréter des lois qui rendaient la personne du savant, sa progéniture et ses biens inviolables à vie. Ce qui a contribué à l’épanouissement des sciences et de la culture islamique à l’université de Tombouctou. Aussi les savants et les riches de Tombouctou ont contribué à l’épanouissement de la culture islamique en créant leur propre bibliothèque et ne refusant aucun prêt aux étudiants. Ces derniers allaient à Tombouctou pour étudier à l’Université de Sankoré ou dans les Universités semblables en Afrique du Nord ou de l’Ouest. Les étudiants étaient les hôtes des riches, des commerçants et des nobles de la ville. De plus la mosquée de Sankoré, grâce à des legs pieux, pouvait subvenir à leurs besoins. La ville de Tombouctou est devenue un pôle culturel qui rayonnait sur tout le Soudan. Elle était mondialement célèbre pour son commerce des livres et ses manuscrits. On y apportait les ouvrages de tout le monde islamique pour les recopier et ensuite les revendre sur le marché local. Les sultans, les savants et les étudiants s’empressaient de les acquérir. Les savants s’adonnaient à la création des bibliothèques privées.. L’Université de Sankoré, à l’époque, jouissait d’une belle réputation puisque des professeurs de renommée y enseignaient, ainsi leur réputation atteindra l’Afrique du Nord et le Maroc. Il en était de même pour les cheikhs de la Grande mosquée et de la mosquée de Sidi Yahia. On notait la coopération étroite et continue entre les savants des Universités et instituts de Tombouctou et les universités du Maghreb à Marrakech, à Tunis et à Alger ainsi que d’autres villes. Les savants du Maroc visitaient régulièrement Tombouctou et autres villes du Soudan, tout comme les savants de Tombouctou, résidaient beaucoup à Fès ou à Marrakech soit pour étudier, soit pour enseigner. Déroulement du colloque : Pendant le millénaire, chaque jour il y aura des colloques sur la place de l’islam dans la culture et la vie de tombouctou et de l’Afrique, animés par des savants tombouctiens et étrangers. |
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Le chanteur malien décédé et la chanteuse Oumou SANGARE. |
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